La peinture numérique

Qu’est-ce que le Digital Painting ?

A gauche traditionnel par Wolfgan Bloch A droite numérique par Taron

A gauche peinture traditionnelle par Wolfgan Bloch, à droite peinture numérique par Taron (cliquer sur l’image pour agrandir)

La peinture numérique, plus connue sous le terme anglais digital painting, est un prolongement de la peinture traditionnelle, le support de travail change mais les intentions artistiques restent identiques.

Les différences notables sont liées au matériel et aux techniques de réalisation, il indispensable en numérique d’avoir :

  • un ordinateur
  • un logiciel (Photoshop, Corel Painter, PaintStorm, Verve, Krita, Gimp, Paint Tool SAI, Paint, etc.)
  • une tablette graphique (la marque Wacom est la plus connue)

Tout comme en traditionnel, il existe différents courants artistiques, allant du pixel art au photoréalisme, il est même possible de mixer le tradi et le numérique.

En France le digital painting se fait connaître au travers des sites et des forums dédiés, où l’on peut admirer le travail de nombreux artistes:

Il existe aussi plusieurs plateformes de partage, Deviant Art, ArtStation, Tumblr, Pinterest, DrawCrowd, etc.

 

Publicités

5 réflexions sur “La peinture numérique

  1. Merci de cette communication car je cherche à comprendre ce que le digital peut m’apporter; voilà ce que je pense:
    Problème 1: pas de support physique, la peinture digitale n’est appréciable qu’avec le seul sens « vision »
    Problème 2: Où est l' »original »? le seul, le vrai, non modifiable sans être détruit, où l’on pourra encore sentir la façon dont le peintre manipulait son pinceau? En gros qui l’a « vraiment » fait?
    Problème 3: Comment distinguer ce que l’artiste apporte de ce que le logiciel offre? Les experts sont les seuls à pouvoir le dire.
    Problème 4 : l’apprentissage est fondamentalement différent: La peinture traditionnelle fait suite au dessin que l’on fait enfants, elle même faisant suite aux « pâtés » que l’on fait bébés . Elle est « primaire ». La peinture digitale ne commence à être accessible qu’avec des outils relativement onéreux et fragiles d’une part, et d’autre part avec un minimum de bagage intellectuel qui permet d’accéder au monde « secondaire » du digital; donc rien avant 6 ans …ou peut être des « pâtés » digitaux? mais qui ne participent pas au développement émotionnel, sensuel et psychomoteur de l’enfant; seulement intellectuel. Moins de mimétisme de la part du spectateur « non initié », moins de communication possible…moins de transfert d’émotions: Qui n’a pas vibré devant les mains de Lascaux?
    Problème 5: Un crayon ou un pinceau (des doigts!) sont à la portée de tous…comparer ces deux expressions artistiques est un peu comme comparer un footballeur de rue avec un joueur de CHAMPIONS LEAGUE (?) de chez PLAY STATION. rien à voir…
    Problème 6: Au chapitre des « + »: Beaucoup plus de débouchés lucratifs …mais dans les productions publicitaires (catalogues promotionnels…beurk), télévisuelles (plus rares) ou cinématographiques (rarissimes!) ..Mais peu de place pour la gloire et l’immortalité au niveau familial (les peintures de pépé), quartier, ville, région, pays…et pour certains Monde..avec le digital: star system internet obligatoire: amis Facebook…ce que peut atteindre AUSSI la peinture tradi.

    En conclusion, c’est excitant, voire fabuleux mais…frustrant, pour quelqu’un comme moi qui ai appris à peindre avec des pinceaux. Je ne saurais pas quoi faire de mes œuvres…comment les exposer? les donner? éventuellement les vendre?

    • Merci pour votre commentaire Hugues, et bonne année au passage 🙂

      Les problèmes que vous soulevez à mon sens ne sont pas des « problèmes » justement si l’on ne cherche pas à faire du 100% traditionnel avec des outils numériques. Mais pour reprendre point par point :
      1 : Effectivement, une peinture numérique n’est appréciable que par la vue : mais comme beaucoup d’œuvres traditionnelles dans l’histoire dont le but premier était avant tout de satisfaire la vue. D’ailleurs dans la presque majorité des expositions traditionnelles auxquelles j’ai pu assister, le public se satisfaisait uniquement par la vue…et très rarement des reliefs que pouvaient former des croûtes de peinture ou de l’odeur des huiles séchées. Je suppose qu’il faut également éduquer le public. Il reste pour l’œuvre numérique : une impression sur toile ou sur papier photo pour la faire sortir de l’ordinateur.
      2 : L’original. Je pense que c’est un sujet très intéressant qui mériterait d’être abordé très sérieusement. Tout dépend, de mon point de vue, de ce que l’on met derrière le terme « original » (au sens physique, ou au sens artistique), qu’est-ce qu’on entend exactement par original ? L’original en peinture traditionnelle, c’est le support + la peinture (au sens physique, les couches de peinture, les pigments) + ce que forme l’ensemble (choix artistiques, sujet représenté. On peut l’extraire du support qu’on reconnaîtrait toujours l’œuvre, sur une photo, par exemple). En peinture numérique on ne peut évidemment pas raisonner de la même manière, puisque l’on peut copier à l’infini un fichier numérique original sans perdre un seul détail du fichier d’origine. Un peintre numérique peut décider de sauvegarder l’histoire de son œuvre : de faire une vidéo de son processus sur le logiciel, de garder le fichier de traitement du logiciel (où l’on trouve plusieurs calques de travail, des calques invisibles, des traits de constructions enlevés à la fin, etc). Ensuite, ce qui est original c’est le style, les choix artistiques, comme en traditionnel. Si vous êtes en possession du fichier de traitement de votre œuvre (que personne à part l’artiste n’est censé avoir), il peut témoigner que l’œuvre vous appartient (important pour certains aspects juridiques). Ou alors, l’artiste décide que l’œuvre originale c’est l’œuvre imprimée et dans ce cas : c’est le support (sur toile par exemple) + l’image imprimée dessus : il n’y aura qu’un exemplaire, qu’un tirage. Je pense que les photographes qui sont passés au numérique ont dû être confronté au même sujet d’originalité.

      Mais cette question nécessite bien plus qu’une réponse sur un blog de ma part. Le passage au numérique bouleverse bien plus que les codes et les schémas en peinture. On retrouve le même problème avec les livres numériques. En archéologique cela nécessiterait une nouvelle approche des objets numériques également.

      3 : Je n’ai peut-être pas très bien saisi la question, mais je me lance quand même :
      Vous voulez dire comment savoir quelle est la part faite ou largement aidée par le logiciel plutôt que par la maîtrise de l’artiste ? Certains peintres numériques peignent de A à Z jusque dans les moindres détails. D’autres vont s’aider de détails de photos. Quoi qu’il arrive pour qu’une oeuvre fonctionne, cela nécessite des fondamentaux en couleurs/perspective/anatomie/composition, le logiciel ne peut pas le faire à votre place, seul l’artiste peut agencer et utiliser les outils pour offrir une œuvre originale.

      4 : D’après moi il faut garder un lien entre le traditionnel et le numérique. Le numérique n’est qu’un moyen de créer, ce n’est pas une fin. Il faut s’ouvrir à tout et être curieux de tout. Quant à savoir ce que développe un château de sable chez un enfant que ne pourrait faire un château numérique, difficile à dire. Ce qui est certain c’est que les expériences sont différentes.

      5 : Je n’ai pas très bien compris. Mais pour répondre quand même, n’importe qui peut tenir un pinceau ou un stylet numérique…mais seul un artiste saura quoi en faire et par les pigments ou par un logiciel sortira une œuvre.

      Pour finir sur votre conclusion, le numérique peut être un long apprentissage (au même titre qu’en traditionnel, il y a différents outils et différentes connaissances).
      Les connaissances artistiques qui vous permettent de créer une œuvre traditionnelle (harmonie des couleurs, perspective, anatomie, composition, valeurs, codes, etc) sont les mêmes qu’on utilise en numérique. L’investissement dans un ordinateur et une tablette graphique peut être légèrement onéreux au début (compter un minimum de 400 euros), mais sur le long terme, sur plus de 5 ans je n’ai pas eu à dépenser 1 euros de plus (pas de toile à acheter, pas de tubes, pas de pinceaux à remplacer, pas d’huiles) et le numérique ne prend que de l’espace numérique, assez pratique quand a peu d’espace à la maison.
      Vous pouvez ensuite imprimer sur toile ou sur papier photo votre œuvre pour la montrer aux autres. Vendre en numérique c’est comme vendre en traditionnel, tout dépend du statut juridique : si vous avez le statut d’artiste-auteur vous ne pourrez vendre votre œuvre qu’une seule fois (si c’est une image numérique, vous ne pourrez la vendre qu’une seule fois (par cessation de droits d’auteur ou autre, comme stipulé dans un devis), ou imprimer l’image numérique la vendre comme étant l’œuvre originale.
      Passer au numérique c’est un peu expérimenter et explorer. Il ne faut pas s’attendre à faire exactement la même chose qu’en traditionnel. En archéologie des scientifiques qui travaillent sur l’art du paléolithique (puisqu’on parlait de Lascaux) depuis plusieurs années et qui par passion peignent en traditionnel, ont découvert par la suite la peinture numérique avec joie : Gilles Tosello, par exemple).

      Mais n’hésitez pas à me recontacter pour plus d’informations sur la peinture numérique, je pourrais vous renseigner. 🙂

  2. OZMALIGHT
    Magnifique réponse, sujet bien maîtrisé et bien défendu .Il faut évoluer ,j ai commencé par peinture traditionnelle (toile lin et acryliques)et,pour travailler et surtout économiser (argent et espace) je pratique art numérique. On réouverture mon empreinte picturale autant sur toile qu avec mes dessins numériques. Par contre,attention , d imprimer en haute définition, un seul exemplaire,afin de conserver la composition, comme oeuvre originale.
    GAZAGNE (Madame Breton christelle )

  3. J’aime bien la réponse donnée. Et puis, il faut savoir évoluer avec notre temps, bien sur on peut tres bien garder la méthode traditionnelle, mais pourquoi se priver des nouvelles technologies. Un artiste reste un artiste peu importe son support, son but c’est de créer…

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s